Observatoire Régional des transports du Nord - Pas de Calais
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Région Nord Pas de Calais République française
Accueil > Indicateurs > 2001 > Le Nord-Pas de Calais et son environnement > Les transports régionaux et l’environnement
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Les transports régionaux et l'environnement

Le transport devient une préoccupation énergétique et environnementale majeure. Le développement de la mobilité des personnes comme du trafic de marchandises, en particulier pour les modes les plus polluants (transports routiers et aériens), conduit à des augmentations de consommation énergétique et de pollution que les gains énergétiques dus au progrès technique ne suffisent pas à compenser.

Le secteur des transports représente 20 % de la consommation énergétique du Nord-Pas de Calais, soit 3 millions de tonnes-équivalent-pétrole (TEP) sur un total de 14,5 millions de TEP. Cette part due aux transport n’était que de 18,2 % en 1990. La consommation énergétique des transports a progressé également, en valeur absolue, de 22 % en 11 ans. Les transports de marchandises représentent 25 % de cette consommation énergétique.

En matière de pollution, le transport est devenu le principal émetteur de polluants dits « urbains » dans l’atmosphère (par exemple, il représente 51 % des émissions d’oxyde d’azote, précurseur de l’ozone).

Malgré les incitations au renouvellement des véhicules particuliers, leur âge moyen a tendance à augmenter (phénomène de la deuxième voiture).

Par ailleurs, l’évolution du comportement des usagers (pénétration croissante de la climatisation, petits trajets inférieurs à 3 km, impliquant une consommation de 15 à 20 % de carburant supplémentaire) contribue à cette progression de la consommation énergétique, tout comme le phénomène de péri-urbanisation, avec pour corollaire l’allongement des distances de transport.

Si les émission de polluants dits « urbains », liés au transport et à l’automobile, ont tendance à se stabiliser depuis cinq ans dans notre région, en revanche, les émissions de dioxyde de carbone (CO²) ont progressé de plus de 20 % depuis 1990.

Or ce CO² est le principal contributeur aux changements climatiques. Rappelons que la France s’est engagée à Kyoto à ne pas émettre, en 2010, davantage de gaz à effet de serre qu’elle n’en émettait en 1990. Aujourd’hui, l’enjeu majeur, pour le Nord-Pas de Calais, porte sur la réduction des émissions en CO².

Enfin, notons que le Nord-Pas de Calais est également le lieu d’un intense trafic de matières dangereuses (transit, présence de nombreuses entreprises dites « SEVESO »), y compris dans le détroit Manche/Mer du Nord. Ce trafic fait peser une menace importante sur l’environnement.

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